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Le climat scolaire repose sur 5 éléments constitutifs : - Les relations humaines - L’enseignement et l’apprentissage - La sécurité - L’environnement physique - Le sentiment d’appartenance Des études récentes démontrent qu'une majorité d'élèves expriment leurs satisfactions mais également que l’ensemble des problèmes se concentrent sur une minorité. La recherche montre de fortes interactions entre le climat scolaire, la qualité des apprentissages, la réussite scolaire et le sentiment de victimation. Il est admis par tous qu’un climat scolaire positif favorise la motivation à apprendre, les travaux coopératifs, la cohésion du groupe, le bien-être et le développement personnel. De plus, il influence considérablement la stabilité de l’équipe générant, de fait, un cercle vertueux. A contrario, un climat scolaire défavorable impacte les enseignements par la perte de temps à contrôler la discipline, le manque de communication, une augmentation de l'absentéisme et du stress. {{Pistes pour les enseignants}} L’implication des enseignants peut se faire à trois niveaux : - {La Posture :} Tout d’abord, la dévotion de l’enseignant et sa capacité à travailler en équipe sont des axes incontournables qui permettront de développer chez l’élève le sentiment d’appartenance groupale et la sécurité qui sont les premiers vecteurs du plaisir ressenti chez les élèves. Au-delà de la sécurité physique, la sécurité affective est primordiale : la posture empathique, bienveillante et encourageante de l’enseignant constitue un des piliers du plaisir d’apprendre et de l’estime de soi. La mise en place de règles de vie justes, explicites et admises de tous permettra l’épanouissement de l’élève dans un cadre structurant. - {La pratique} Agir pour le climat scolaire pour un enseignant, c’est avant tout améliorer sa pratique pédagogique. L’organisation actuelle de l’évaluation génère beaucoup de stress : il est temps de mettre en place une évaluation encourageante qui ne met pas l’élève en surcharge cognitive ou émotionnelle et dans laquelle le statut de l’erreur est réhabilité. Les compétences sociales, comme l’affirme le socle, sont des objets d’enseignement qui appartiennent à tous : le biais de la responsabilisation de l’élève est un vecteur qui a fait ses preuves. La mobilisation de l’élève est corrélable avec l’approche de l’enseignant qui doit donc être capable de scénariser et de mettre en scène son enseignement. L’intégration des familles aux apprentissages saura également faire progresser le climat scolaire. - {L'implication dans des dispositifs} L’enseignement de compétences sociales, de la coopération entre pairs et enseignants, si on les souhaite efficaces, ne peuvent être des actes isolés disciplinairement ou temporellement. L’amélioration du climat scolaire nécessite bien une prise de conscience générale et des actions de remédiation collectives. L’impact positif des dispositifs n’apparaît pas à court terme, mais à plus longs intervalles… une véritable évaluation et une prise de conscience de la lenteur des progrès est nécessaire pour éviter le découragement des équipes. {{Piste pour le {pilotage}}} Parmi les critères à prendre en compte pour le pilotage les suivants semblent être les plus prégnants : - la taille de l’établissement et l’effectif par classe sont souvent avancés mais il apparaît qu’ils ne sont significatifs que dans les écoles recevant une population de faible niveau économique et particulièrement des populations de minorités ethniques. - Le regroupement des élèves dans des classes de niveau à un effet dévastateur sur le climat scolaire dû au sentiment de ségrégation qu’il induit. - Une réflexion sur l’utilisation plus rationnelle du temps scolaire est à mener. - Le soutien pour les enseignants a un effet moral bénéfique et favorise leur engagement. - La qualité de l’organisation du travail en équipe. - Un pilotage au long cours des apprentissages des compétences sociales - La qualité de la relation entre le corps enseignant et l’administration - Éviter/sortir de l’hétéronomie - Stabiliser les personnels

Le « Climat scolaire » : définition, effets et conditions d’amélioration

Il n’existe pas de définition universelle du climat scolaire cependant, le fait qu’il corresponde à la qualité de vie et à la perception affective des usagers de l’école indépendamment des facteurs sociaux, semble faire consensus.

Le climat scolaire repose sur 5 éléments constitutifs :
-  Les relations humaines
-  L’enseignement et l’apprentissage
-  La sécurité
-  L’environnement physique
-  Le sentiment d’appartenance
Des études récentes démontrent qu’une majorité d’élèves expriment leurs satisfactions mais également que l’ensemble des problèmes se concentrent sur une minorité.
La recherche montre de fortes interactions entre le climat scolaire, la qualité des apprentissages, la réussite scolaire et le sentiment de victimation. Il est admis par tous qu’un climat scolaire positif favorise la motivation à apprendre, les travaux coopératifs, la cohésion du groupe, le bien-être et le développement personnel. De plus, il influence considérablement la stabilité de l’équipe générant, de fait, un cercle vertueux.
A contrario, un climat scolaire défavorable impacte les enseignements par la perte de temps à contrôler la discipline, le manque de communication, une augmentation de l’absentéisme et du stress.

Pistes pour les enseignants
L’implication des enseignants peut se faire à trois niveaux :

- La Posture :
Tout d’abord, la dévotion de l’enseignant et sa capacité à travailler en équipe sont des axes incontournables qui permettront de développer chez l’élève le sentiment d’appartenance groupale et la sécurité qui sont les premiers vecteurs du plaisir ressenti chez les élèves. Au-delà de la sécurité physique, la sécurité affective est primordiale : la posture empathique, bienveillante et encourageante de l’enseignant constitue un des piliers du plaisir d’apprendre et de l’estime de soi.
La mise en place de règles de vie justes, explicites et admises de tous permettra l’épanouissement de l’élève dans un cadre structurant.

- La pratique
Agir pour le climat scolaire pour un enseignant, c’est avant tout améliorer sa pratique pédagogique.
L’organisation actuelle de l’évaluation génère beaucoup de stress : il est temps de mettre en place une évaluation encourageante qui ne met pas l’élève en surcharge cognitive ou émotionnelle et dans laquelle le statut de l’erreur est réhabilité.
Les compétences sociales, comme l’affirme le socle, sont des objets d’enseignement qui appartiennent à tous : le biais de la responsabilisation de l’élève est un vecteur qui a fait ses preuves.
La mobilisation de l’élève est corrélable avec l’approche de l’enseignant qui doit donc être capable de scénariser et de mettre en scène son enseignement.
L’intégration des familles aux apprentissages saura également faire progresser le climat scolaire.

- L’implication dans des dispositifs
L’enseignement de compétences sociales, de la coopération entre pairs et enseignants, si on les souhaite efficaces, ne peuvent être des actes isolés disciplinairement ou temporellement.
L’amélioration du climat scolaire nécessite bien une prise de conscience générale et des actions de remédiation collectives. L’impact positif des dispositifs n’apparaît pas à court terme, mais à plus longs intervalles… une véritable évaluation et une prise de conscience de la lenteur des progrès est nécessaire pour éviter le découragement des équipes.

Piste pour le pilotage
Parmi les critères à prendre en compte pour le pilotage les suivants semblent être les plus prégnants :
-  la taille de l’établissement et l’effectif par classe sont souvent avancés mais il apparaît qu’ils ne sont significatifs que dans les écoles recevant une population de faible niveau économique et particulièrement des populations de minorités ethniques.
-  Le regroupement des élèves dans des classes de niveau à un effet dévastateur sur le climat scolaire dû au sentiment de ségrégation qu’il induit.
-  Une réflexion sur l’utilisation plus rationnelle du temps scolaire est à mener.
-  Le soutien pour les enseignants a un effet moral bénéfique et favorise leur engagement.
-  La qualité de l’organisation du travail en équipe.
-  Un pilotage au long cours des apprentissages des compétences sociales
-  La qualité de la relation entre le corps enseignant et l’administration
-  Éviter/sortir de l’hétéronomie
-  Stabiliser les personnels

Mise à jour : 26 mars 2019